| * PORTRAIT DE L' OPPOSANT : Siméon J Francis EKOGA, président du RDPG |
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| Écrit par Administrator | |
| 14-04-2009 | |
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Parallèlement, il s'engage en France dans les mouvements et partis d'opposition gabonais au régime d’Omar Bongo Ondimba: les appellations sont diverses, du Morena à l’UPG, du FAR jusqu’au BDP. Il devient alors l'un des plus actifs dirigeants de l'opposition en exil. En juin 2003, il crée le RDPG, et c'est sous les couleurs de ce dernier que Siméon J Francis EKOGA milite aujourd'hui, avec la même vigueur, et probablement quelques solides habitudes héritées de la clandestinité et de l'exil, en plus… Le Gabonais, depuis son long exil en France, croise nombre d'hommes politiques français, de tous bords, et à droite comme à gauche noue de solides amitiés. Il en a profité pour élargir son réseau de relation aux hommes d'affaires. Il fréquente plusieurs chefs d'État et hommes politiques influents. Après son court passage (une semaine) au Gabon en juillet 2003, à l’invitation du président Bongo Ondimba, à la faveur d'une « timide ouverture démocratique », il apparaît aux yeux de certains collaborateurs de ce dernier comme un adversaire gênant, dangereux voire trop ambitieux, qu’il faut coûte que coûte écarter ou abattre, au profit d'hommes de paille créés par le pouvoir. Ces « faucons » l’accuseront régulièrement, dans plusieurs organes de presse et sites internet (sous divers pseudonymes et noms d'emprunt) d'être à la solde du régime de Libreville pour le décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale voire internationale, sans que la moindre preuve (matérielle ) ne soit portée à la connaissance du public. Siméon J Francis EKOGA est aussi victime du saisissant clivage qui oppose, aujourd'hui, « les héritiers naturels » du président Bongo Ondimba et les différents courants « politico mafieux » qui s’affrontent pour sa succession. Il représente cette nouvelle génération de Gabonais de l’extérieur, communément appelée « diaspora gabonaise » voire « gabonais de la diaspora », intègre, pétrie d’une expérience, d’une culture voire de convictions politiques et économiques; pour tout dire d'une « mentalité » fort contrastée. L'homme est volubile et chaleureux, longtemps pénalisé par son caractère impulsif, c'est un orateur habile, qu'on dit parfois populiste, très rusé. Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer l'absence d'un État de droit au Gabon. Il s'illustre surtout par son pragmatisme politique. Même s'il admet avoir pu commettre des erreurs stratégiques dans sa carrière, il reconnaît néanmoins la difficulté de mener un combat politique « normal » dans un pays comme le Gabon, qui est désormais une singularité en Afrique. Dakar le 5 août 2007 Copyright © Keniebadougou
" EKOGA : Un opposant gabonais parle..." (NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique)
Il a milité, depuis une vingtaine d’années, dans plusieurs mouvements politiques avec en ligne de mire la « libération du Gabon ». Des contempteurs du président Omar Bongo (73 ans) au pouvoir depuis 41 ans et qui compte se représenter en 2012, l’opposant Ekoga est le plus en vue. Provocateur, avec un réseau de relations politiques et d’hommes d’affaires, il ne veut qu’une chose : une transition en douceur au Gabon… pour éviter les affres de la guerre civile. Plongée avec le trublion gabonais dans le « Bongoland ». Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique * n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale en français ENCADRE 1 : Portrait de Siméon J Francis Ekoga
A 20 ans, dans les années 1980, il milite au sein de la jeunesse du Mouvement de redressement national (MORENA, premier parti clandestin d'opposition) du Gabon. Six ans plus tard, la « foudre répressive » s'abat sur les fondateurs du Morena. Siméon Ekoga décide alors « la vague à l'âme » de s'exiler en France pour « poursuivre mon combat politique ». Un temps, il a milité au sein de l'Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou. Puis, il a pris sa carte au sein du Forum africain pour la réconciliation (FAR), parti politique légalement reconnu au Gabon. En 2000, il adhère au mouvement BDP (Bongo doit partir). Ce mouvement réclamait un changement radical en demandant le départ de Bongo. Ekoga est alors en désaccord avec « la ligne politique du parti qui prônait la violence politique sans réelles perspectives d'avenir ». Il quitte et part définitivement créer le RDPG (Rassemblement démocratique du peuple gabonais) en 2003 dont il assume la présidence. En peu de temps, il a réussi à fédérer autour de lui, de très nombreux opposants de la diaspora gabonaise. Cela est sans doute dû à la singularité de Ekoga. Il n'est pas un « ancien » ou un « militant de première heure » du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il n'y a jamais milité contrairement à la plupart des opposants. Ce qui lui donne la latitude de ruer dans les brancards. Mais, comme, il le soutient, son opposition se voudrait « républicaine ». D'autant plus vrai qu'en 2003, sur invitation du pouvoir gabonais, il a rencontré le président Omar Bongo « pour discuter avec lui des changements qui s'imposaient au pays et faire légaliser mon parti ». Du chemin parcouru depuis cette date… il est un des rares hommes politiques de son pays à avoir refusé d'aller « à la soupe populaire ». Ce qui lui a valu et lui vaut toujours « une campagne de déstabilisation, de calomnie et de mensonges orchestrée par le pouvoir ». Mais, assure t-il « j'ai résisté ». Son combat politique, il l'inscrit - à l'entendre - dans le grand creuset « d'un » Gabon avec son patrimoine « civilisateur », sa tradition militante et son capital humain, qui soit capable « d'assumer une vie politique axée sur le principe de l'alternance au pouvoir, respectueuse de la volonté du peuple et des droits fondamentaux des citoyens ». En un mot, Siméon Ekoga, en appelle à une synergie pour un réel changement et pour la construction d'une société gabonaise « où il fera bon vivre ». Hors politique, dans ses moments de détente, il explore le monde de l'Internet, une passion qu'il a, notamment, grâce à sa formation d'analyste programmeur - informatique à l'Ecole supérieure d'informatique de gestion de Paris (ESIG). Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique * n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale en français
ENCADRE 2 : Une réelle opposition
Le RDPG n'est pas dans un affrontement frontal avec le pouvoir en place, dit-il en substance. Son opposition au président gabonais, certes brutale, n'est pas non plus une politique du tout ou rien. D'ailleurs, lui, l'opposant le dit assez nettement : « l'opposition telle que nous l'entendons, n'est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l'Afrique (…) l'opposition telle que nous l'entendons n'est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l'opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique ». Alors dans ce cas, qu'attend le RDPG du régime actuel ? La réponse fuse comme une évidence : « l'unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts ». L'Afrique de demain a besoin d'une meilleure visibilité. En s'opposant à Bongo dans « l'intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive ». (Car, ils ne veulent pas envoyer Omar Bongo au paredon encore moins le brûler sur la place publique) N'est-ce pas vraiment là, le minimum dans une démocratie ? Copyright © NewAfrican : Le Magazine de l'Afrique * n° 5 de Novembre / Décembre 2008 - Edition internationale en français Au Gabon, s’il est quelqu’un qui donne du fil à retordre au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), c’est l’opposant exilé en France, Siméon J Francis Ekoga (49 ans), président du Rassemblement démocratique du peuple gabonais (RDPG). [Journal NewAfrican]
Siméon J Francis Ekoga (photo) n'est pas un « ancien » ou un « militant de première heure » du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il n'y a jamais milité (...) son opposition se voudrait « républicaine » (...) en 2003, sur invitation du pouvoir gabonais, il a rencontré le président Omar Bongo « pour discuter avec lui des changements qui s'imposaient au pays et faire légaliser mon parti » (...) depuis cette date (…) il est un des rares hommes politiques (...) à avoir refusé d'aller « à la soupe populaire ». Ce qui lui a valu et lui vaut toujours « une campagne de déstabilisation, de calomnie et de mensonges orchestrée par le pouvoir ». mais, assure t-il « j'ai résisté ». [Journal NewAfrican]
(...) « l'opposition telle que nous l'entendons, n'est pas cette opposition qui pendant longtemps a miné l'Afrique (…) l'opposition telle que nous l'entendons n'est pas celle qui incite à la violence et au chaos (…) le temps de l'opposition nihiliste et destructrice est désormais révolu en Afrique » (...) « l'unique solution pour une alternance politique apaisée serait que Bongo de son vivant, présente son dauphin et organise une élection libre et transparente. Le peuple gabonais choisira en toute liberté, et sa succession se fera sans heurts » (...) L'Afrique de demain a besoin d'une meilleure visibilité. En s'opposant à Bongo dans « l'intérêt du Gabon », Ekoga et le RDPG veulent une opposition « réaliste et constructive » (...) [Journal NewAfrican] * INFO FLASH / RDPG : Interview exclusive de Siméon J Francis EKOGA, dans la presse internationale
Siméon J Francis EKOGA, Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG) fait le point sur la situation politique, économique et sociale du Gabon. Cette interview a déjà suscité de nombreuses réactions positives tant en Europe qu'en Afrique. Le Bureau de Presse du RDPG * Le magazine NewAfrican est en vente dans la plupart des kiosques à journaux et librairies en Europe, en Afrique… partout dans le monde entier. |
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| Dernière mise à jour : ( 18-06-2009 ) |
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